Centre Sportif La Plaine
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Kodokan Paris XV par kodokanparis15

Solidarité Japon

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Aikido

Prépa Grades

9 juin 2012, 15h15 - 17h30

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Autres évènements

Passage de Grade

21 juin 2012, 23 juin 2012

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Stages

Dojo d’été

2 août 2012,

Tous les mardis et jeudis du mois d’août de 19h30 à 21h cours d’aïkido animés par Michel LAPIERRE (...)

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Histoire du hakama


Le Hakama faisait partie de l’habillement traditionnel du guerrier japonais avant 1868, insigne de son rang. Son rôle est aussi bien symbolique (rappel de la Tradition) que tactique (dissimulation des pivots et mouvements des pieds), psychique (sensation de concentration de l’énergie dans le Hara) et esthétique (allure hiératique et beauté plastique du mouvement). Après l’entraînement, le Hakama est soigneusement défroissé et remis dans ses plis. Voyez comment le plier et comment faire le salut à genoux avec le Hakama.

Le Hakama est un vêtement traditionnel Japonais qui n’est pas et n’a jamais été conçu pour le combat. En fait c’est même tout à fait l’inverse, puisque si l’on se fie aux gravures anciennes japonaises, le Hakama semble être un vêtement de cour de la noblesse et les paysans ne portaient rien d’autre qu’une veste un peu longue. Dans les versions les plus anciennes, le Hakama est même pourvu de lacets qui permettent de resserrer les jambes du Hakama autour des chevilles pour passer des guêtres (pour marcher, monter à cheval) ou enfiler les protections de jambe de l’armure.

D’un point de vue pratique, en combat réel, le Hakama est certainement plus une gêne pour celui qui le porte qu’un avantage. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre de regarder les fameuses gravures représentant les 47 rônins attaquant la résidence de Kira-ko-no-suke : tous portent le Hakama resserré sous la forme d’un pantalon légèrement bouffant. De même la plupart des représentations de Miyamoto Musashi en combat le montre avec un Hakama resserré aux jambes. Et pour les amateurs de films, je conseille de regarder attentivement l’équipement des 7 samouraïs de Kurosawa.

L’usage qui s’est répandu chez les Bushi de porter le Hakama a été conservé dans le monde traditionnel du Kendo (et des arts martiaux). Toutefois l’habitude de le resserrer aux chevilles ou de le remonter (ce que l’on voit encore quelquefois dans des démonstrations d’écoles très anciennes) avant le combat s’est perdue parce que le Geiko (la pratique) s’effectue sur un plancher lisse et sans surprise qui ne nécessite pas d’assurer de la même façon qu’en extérieur ses appuis.

Saotome Senseï, installé au USA, explique dans un des ses livres qu’il n’oblige pas de porter le Hakama dès le début, car les élèves n’ont pas de grands-pères japonais à qui ils peuvent l’emprunter. Il ajoute que lorsqu’il était élève le Dojo était très coloré, les élèves prenant les Hakama de cérémonie de leurs parents, blanc, noir, rayé, marron ou noir.

Saïto Senseï raconta un jour que O-Sensei était catégorique sur le fait que tout le monde doive porter le Hakama. Car il disait que celui-ci n’est pas la reconnaissance d’un niveau de grade. Mais il laissa à ses élèves le choix de pratiquer avec ou sans Hakama, jusqu’à ce qu’ils puissent en acheter un. Ainsi, les occidentaux crurent que le port du Hakama était lié à un grade ou à l’ancienneté, alors qu’il s’agissait simplement d’un problème pécuniaire.

Le Hakama doit atteindre la malléole externe de la cheville, plus long il devient gênant. Le Hakama peut être de différentes couleurs, O-Sensei portait indifféremment un Hakama blanc ou noir, Kishomaru Ueshiba (Le deuxième Doshu) en portait un de couleur grise. L’attribution du Hakama ne répond pas à une règle rigide écrite. On m’a rapporté qu’au Japon, le Hakama est porté après le Shodan (ceinture noire dit « le Dan du débutant ») et à partir du 3ème Kyu pour les femmes.

Aujourd’hui, en France, le Hakama est attribué par le professeur selon sa propre expérience ou sensibilité. Il est admis que cette attribution a lieu avant l‘examen du Shodan, puisque les candidats se présentent avec, et plus précisément entre le 2ème et le 1er Kyu pour la majorité. Quel que soit le mode d’attribution, le Hakama concrétise avant tout le respect partagé entre le professeur et l’élève, ainsi que la volonté éprouvée de ce dernier de persévérer sur la voie Aïki.

Le Hakama n’est donc pas un simple attribut. Il ne doit pas être non plus un trophée ou une médaille, prétexte à l’orgueil. Il marque une étape importante dans la progression personnelle et le considérer comme une finalité ne serait qu’en réduire son symbolisme. Il apporte aussi des devoirs, et nous oblige à donner le meilleur de soi afin de servir d’exemple pour les moins gradés. Il doit donc nous rappeler sans cesse notre engagement, plutôt que le statut de pratiquant gradé. Il en va pour chacun de s’interroger sur la responsabilité que requiert le port du Hakama et de l’assumer avec une constante humilité.



COURS ADULTES
Mardi: 21h-22h (aikido)
Jeudi: 20h-22h (aikido et armes)
Samedi: 15h15-16h30 (aikido)

COURS ENFANTS
6-9 ans: Samedi, 13h30-14h15
10-14 ans: Samedi, 14h15-15h15

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